Il y a au moins 3 fées qui se sont penchées sur le berceau de Julie Pietra. Outre le charmant minois, talent et intelligence sont des dons innés chez cette entrepreneure « millennial ».

Rencontre avec une persévérante spontanée.

 


 

Julie, quoi de neuf pour Acqua Bazaar depuis notre rencontre à Mode City en 2015 ?

Pas mal de choses ! De beaux points de vente en plus et surtout une longue vue braquée à l’international puisque nous sommes cette saison au moyen Orient, et très bientôt à Singapour… entre autres. 

Pour la France nous sommes ravis d’être désormais référencé chez un leader de la vente en ligne*, une belle aventure pour cette saison donc.

 

Votre collection 2015 était graphiquement influencée par Frida Khalo.
Quelle est votre thématique 2016 ?

Notre thématique 2016, « La Bonne Aventure » nous immerge dans l’univers des voyantes et des bohémiennes. Toujours inspirée d’une femme libre et fantasque, qui pourrait être Esmeralda, mystérieuse, aux multiples facettes : tantôt joyeuse, tantôt tragique, toujours sur le fil, liée au destin, comme l’était Frida.

Chez Acqua Bazaar on vibre pour l’imprimé et les couleurs. Nos thèmes d’inspiration vont dans ce sens. Cette année montre une facette de la marque très Gypsy, ornée d’or, de noir, d’imprimés flamboyants.


 

Pourquoi vous êtes-vous « lancée » dans  l’entrepreneuriat ?

Honnêtement ça a toujours été une évidence pour moi, cela fait partie de moi.

Une fois mon école de Style terminée [Ndlr – LISAA] j’ai fait mes armes dans une ou deux entreprises en tant que styliste intégrée, mais au bout de trois ans j’ai choisi de le faire en free-lance. Cela me paraissait même inhérent au métier : la créativité et la liberté sont pour moi deux choses qui vont de paires.

La création d’Acqua Bazaar s’est faite dans la même idée.

Dessiner même en free-lance c’est dessiner pour les autres, même si j’adore l’exercice.

J’avais besoin de proposer mon univers et voir ce que j’en ferais si c’était pour moi.

 

Et comment arrivez-vous à concilier vos fonctions de chef d’entreprise et de créatrice ?

C’est une très bonne question car c’est vraiment le plus difficile je trouve. À ce stade c’est LA problématique pour moi.

Tout succès naissant représente un risque également de surcharge de travail pour une petite entreprise.

En grande partie parce qu’il y a un moment où l’on n’est pas assez gros pour avoir tout un bureau de style avec la logistique en interne, et plus assez petit pour tout faire seul.

Sans rentrer dans la polémique actuelle, c’est vrai que la législation du travail rend tout plus compliqué et fragilise les PME.

Donc il faut y croire beaucoup ! Un moral d’acier pour se démultiplier, et apprendre à cloisonner vie perso et travail.

 

 

Frida Khalo était une femme d’influence, une personnalité atypique, forte. Quelles sont les autres femmes qui vous inspirent ?

En général toutes les atypiques, la vraie originalité ! J’adore les contrastes, et en ce sens je suis autant impressionnée par la subversion de vraies poupées assumées, des femmes objets jouant de leur sensualité sans aucun complexe, comme Marylin, Dita Von Teese, BB en son temps.

Ou des intellectuelles et des femmes qui se battent pour leurs idées : Susan Sontag, Karen Blixen ou Aung San Suu Kyi, qui ont ce courage d’authenticité assumé à 200%.

Deux manières diamétralement opposées d’assumer la liberté d’être une femme, mais la finalité est la même.

Ma femme parfaite serait en fait un mélange de Nabilla et Simone de Beauvoir.

D’un point de vue style et esthétique j’adore ces supers stars hyper sexualisées comme Rihanna ou Beyoncé, les voir avec un de mes maillots serait juste une image parfaite ! [Ndlr : si ces dames nous lisent…]

 

Un aparté lifestyle maintenant, puisque la vie en bordure de mer a sans aucun doute influencé vos choix stylistiques. Quelle est votre journée idéale au bord de l’eau ?

À Formentera forcément ! Mon paradis à moi…

10h du matin, réveil au son des cigales, direction la terrasse face à la mer avec mon café et un enseimada. 10 minutes pour émerger, et je file pieds nus dans le sable pour piquer une tête à la plage de Mitjorn, la maison est à 100 mètres. Plonger dans l’eau transparente et turquoise, ni trop chaude ni trop froide et rester pratiquement une heure. Dos crawlé, brasse, je flâne dans l’eau en m’éloignant de la rive.

L’île de loin vibre littéralement, tellement petite, sous ses millions de cigales. Je n’ai toujours vu ça que là-bas et j’adore ce moment.

Je garde la bronzette pour la fin d’après-midi. Déjeuner dans le petit port d’Es Calo, puis je parcours quelques kilomètres à bicyclette et je termine la journée au Piratabus, un bar cabane de plage, avec un mojito inimitable, et tout un tas d’illuminés qui chantent en regardant le coucher du soleil.

 

Port Es Calo, Îles Baléares
Piratabus, Îles Baléares
Formentera, Îles Baléares

 


 
CRÉDITS
Port Es Calo © holidaysinformentera.comFormentera © oceandreamscharter.com Piratabus © piratabus.com
Portrait © sages comme des images

*Point de vente sur demande

 

Julie Pietra – Styliste – Fondatrice
Voir l’album Acqua Bazaar – Été 2016